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Libération : 

Deux activistes de la défense des droits des pères ont pris les grues géantes des anciens chantiers navals de Nantes comme tribune pour leur cause, le premier père, qui a passé la nuit à une quarantaine de mètres du sol, ayant été rejoint par un second samedi matin dans une autre grue. L'association "SVP Papa", qui avait dans un premier temps soutenu l'action de vendredi, s'est désolidarisée samedi, ne pouvant cautionner, selon son président Yann Vasseur, la mise en danger de la vie de ces pères et le risque qu'ils passent "du statut de +papas+ à celui de +forcenés+". Cette double action intervient à quelques jours d'une journée nationale de manifestation pour les droits des pères programmée précisément par "SVP Papa" à Nantes, la ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le 20 février. Cette association, lancée en novembre 2011, revendique 40 adhérents. Le premier père, Serge Charnay, perché dans la grue "Titan" jaune - vestige des anciens chantiers navals nantais - depuis vendredi matin, a été privé de droit de garde mais aussi de droit de visite de son fils depuis deux ans, à la suite d'une condamnation pour, notamment, "soustraction d'enfant". Sur "sa" grue, il a accroché la banderole: "Benoit (prénom de son fils, ndlr), 2 ans sans Papa".

La préfecture de Loire-Atlantique lui a apporté vendredi soir des papiers prouvant qu'il pouvait obtenir une requête expresse pour le réexamen de son dossier dès le 28 mars, mais il n'a pas voulu redescendre de la grue. M. Charnay, qui réside sur l'agglomération nantaise, demande désormais l'annulation de sa condamnation, indique-t-on de source proche du dossier. Le second père, Nicolas Moreno, qui réside dans le département de l'Isère, s'est déjà fait connaître par une grève de la faim de plus de trois semaines en novembre 2012 devant le palais de justice de Valence. Il a escaladé, samedi à l'aube, la seconde grue géante Titan, de couleur grise celle-là, située à la pointe de l'Ile de Nantes sur la Loire. Sur deux banderoles qu'il y a accrochées avec des ballons, on peut lire: "père un jour = père toujours" et "pères en galère, pères solidaires". Pour sa part, précise-t-on de source judiciaire, il a fait appel en novembre 2012 d'un jugement du tribunal de Valence qui a confié à son ex-compagne la garde de leurs deux fils de moins de trois ans, avec néanmoins un droit de visite et de garde pour lui, alors que la mère est partie s'installer dans les Landes, à quelque 750 km. M. Moreno dénonce en outre des accusations de "violences conjugales et mauvais traitements" sur les enfants qu'aurait proférées son ex-compagne de manière calomniatrice. Il est soutenu dans sa cause par sa propre mère, qui revendique d'avoir elle aussi été divorcée mais d'avoir toujours maintenu les liens avec le père de M. Moreno, qui soutient également son fils.

Même s'il s'est désolidarisé de l'action dans les grues, Yann Vasseur pour "SVP Papa" a souligné qu'il était "scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales: la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas". Aucun de ces deux pères ne serait suicidaire, soulignait-on néanmoins samedi de sources proches du dossier, tant policières ou préfectorales que parmi les proches de ces deux hommes. Il semblait difficile samedi à la mi-journée de savoir quand Serge Charnay, déciderait de redescendre. Ses batteries de téléphone et ses vivres s'épuisaient samedi matin et la police a refusé à l'un de ses proches de le ravitailler.

En revanche, la mère de Nicolas Moreno a indiqué sur place, au pied de la grue grise, qu'il devrait en descendre vers 17H00.

"Ils ont choisi une manière spectaculaire de manifester, au lieu de le faire les pieds sur terre, ils ont choisi de manifester en l'air", a commenté le préfet de Loire-Atlantique Christian de Lavernée, qui soulignait samedi qu'aucune intervention n'était prévue pour les faire redescendre de force.


Nouvel Obs

 

Quelque 150 militants de la cause des pères manifestaient mercredi 20 février à Nantes dans le cadre d'une "journée d'action nationale", deux jours après l'action très médiatisée de l'un d'entre eux, Serge Charnay, dans une grue de la ville. "On demande la résidence alternée par défaut lors des séparations, en prenant des précautions liées à l'âge ou la distance géographique", a déclaré Yann Vasseur, président de l'association SVP Papa, créée en 2011 et organisatrice de la manifestation. Parmi les slogans, on pouvait lire "pères solidaires pour l'équité parentale", "équité père-mère pour nos enfants". Une femme tenait une pancarte avec l'inscription "Mamans, inversez les rôles, vous verrez, c'est moins drôle". Une autre proclamait: "50% Maman, + 50% Papa = 100% bien-être des enfants". Ces militants, qui s'étaient rassemblés devant la mairie de Nantes, ont ensuite défilé, hommes et femmes mélangés, dans la ville fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, son ancien député-maire, au cri de "Equité pour les enfants". Cette manifestation fait suite à un coup d'éclat de Serge Charnay, un père privé de droit de visite à la suite de deux soustractions de son fils dont une avec violences, qui est resté plus de trois jours perché dans une grue géante des anciens chantiers navals de Nantes.

 Applaudissements

Arrivés devant le palais de justice, les militants ont dessiné à la farine la silhouette d'un homme sur le sol, entouré du slogan: "un parent de trop". Et Serge Charnay, applaudi par une partie des militants, s'est allongé sur le sol devant les objectifs des journalistes.

 "Le business des avocats sur le dos des familles doit cesser", scandait un homme tandis qu'on pouvait aussi lire, sur une grande pancarte blanche: "50% des parents sont des hommes". 

Une délégation devait être reçue à la mairie de Nantes. 

Les militants de la cause des pères font valoir qu'en 2010, selon des statistiques du ministère de la Justice, la résidence alternée, possibilité reconnue officiellement par la loi depuis 2002, n'est accordée que dans 20% des cas de divorce. Dans plus de 72% des cas les enfants restent chez la mère. 

Lundi, à l'issue d'une réunion avec des militants, la ministre de la Justice Christiane Taubira avait plaidé pour une "place plus importante à la médiation" dans les cas de divorce.


SEIHZ

Interrogé par 7seizh, Yann Vasseur le président de SVPpapa, association dont les deux pères en colère sont proches,  indique ce matin « Notre association doit à regret se désolidariser de l’action des grues, qui n’est pas une action concertée et  met en danger la vie de 2 personnes. »

Pourtant Yann Vasseur réaffirme que l’état actuel des gardes d’enfants n’est pas satisfaisant « Nous dénonçons les décisions iniques des juges aux affaires familiales qui persistent depuis 40 ans à exclure les pères du quotidien de leurs enfants. Il est inadmissible que les décisions des JAF poussent les gens à de telles extrémités. »

En France, on estime à 7500 suicides masculins chaque année. Et Yann Vasseur réagit « La séparation familiale, l’éloignement des enfants provoquent la perte de motivation au travail, alcoolémie, dé-sociabilisation. 7500 suicides masculins chaque année, en France. Chaque rapport précise bien que les séparations familiales et l’éloignement des enfants est un facteur de suicide ».

A quelques jours de la manifestation nationale des pères, Yann Vasseur exprime sa colère et dénonce un parti pris « Sous prétexte d’indépendance de la justice, les magistrats ne doivent plus ignorer les lois équitables entre pères et mères qui ont été établies par le pouvoir législatif depuis les années 90. STOP à l’INQUISITION MATRIARCALE ! »

 

 

Newsring

Yann Vasseur, le président de l’association «SVP Papa» qui lutte pour la préservation d’un lien entre père et enfants en cas de rupture familiale, a indiqué samedi que son institution se désolidarisait «malheureusement» de l’action entreprise par ces pères démunis. L’association ne peut en effet pas cautionner que ces pères mettent d’une part leur vie en danger et d’autre part qu’ils passent aux yeux de tous pour des «forcenés». «Nous avons soutenu vendredi l'action de Serge Charnay, un homme en détresse qui n'est pas membre de notre association mais qui organisait avec nous les actions de revendication nationale que nous prévoyons de faire mercredi prochain à Nantes, mais nous devons nous désolidariser malheureusement de l'action aujourd'hui», a expliqué le président d’«SVP Papa». «Même si Nicolas Moreno, le deuxième papa, est membre de notre association, nous ne pouvons cautionner que nos membres mettent en danger leur vie», a-t-il ajouté, «nous risquons de perdre les autorisations de manifestation que nous avions obtenues pour le 20 février et ils ne pourront plus faire passer leur message démocratiquement». «En outre, M. Charnay n'a pas saisi la main qui lui était tendue par la préfecture vendredi», a estimé Yann Vasseur, faisant référence à la possibilité d'audience du 28 mars qu'a proposé le préfet pour réexaminer le dossier de Serge Charnay.

 

«Il reste néanmoins scandaleux que des hommes en soient réduits à de telles extrémités à cause de l'application de la loi qui est faite par les juges aux affaires familiales: la loi actuelle est équitable, c'est l'interprétation qu'ils en font qui ne l'est pas», a conclu le président de cette association crée en 2011.

 

Radio Cote d'Amour
SVP papa dans les rues de Nantes ce mercredi

L'association SVP Papa manifeste ce mercredi à Nantes pour la défense des pères séparés de leurs enfants. Des représentants de l'association se rendent devant l'hôtel de Ville de Nantes à 10h puis au Palais de justice à 12h30 et enfin place du Commerce à 15 heures. Ils entendent ainsi dénoncer « les dérives du pouvoir judiciaire, car les juges aux affaires familiales excluent les pères du quotidien de leurs enfants depuis les années 70 et les procureurs classent sans cesse nos plaintes pour non représentation d'enfant».  En France, les résidences des enfants sont confiées aux mères dans plus de 85% des cas. En 2009, 25 800 plaintes pour non représentation de l'enfant ont été déposées pour seulement 4% de condamnations.


Sur la radio RMC : 

 Radio RMC

"Les décisions sont outrancièrement favorables aux mères.
 Même constat pour Yann Vasseur président de l'association "SVP Papa". Pour lui, la justice privilégie les mères au détriment des pères dans les affaires de garde d'enfants. « Les décisions sont outrancièrement favorables aux mères au lieu de privilégié une résidence alternée, regrette-il. Peut-être que les femmes juges n’ont jamais eu la chance de rencontrer des pères capables de s’occuper de leurs enfants, c’est leur problème. On peut aussi se demander si les hommes juges ne sont pas un peu misogynes puisqu’en accordant systématiquement la résidence des enfants chez la mère, on peut se demander si cela ne veut pas dire : bobonne elle reste à la maison avec les enfants pendant que le père bosse et paye ».


20 Minutes

Metro

La Semaine dans le Boulonnais

Le Parisien

MSN VIDEO

MSN VIDEO 2 

Radio RTL 

Article France Info  et enregistrement radio.



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